Les conseils pour éviter le gaspillage énergétique

Comment une meilleure isolation thermique peut-elle contribuer à faire faire des économies d’énergie aux particuliers ? C’est pourtant ce qu’affirment les agences nationales de l’environnement, qui misent gros sur les travaux de rénovation énergétique dans le parc locatif français pour réduire la facture énergétique finale. L’un des piliers de la rénovation, l’isolation, est particulièrement mis en avant, comme promesse d’optimisation de la consommation. Quels intérêts y-a-t-il à renforcer l’isolation de son logement ?


L’isolation, clé de voûte de la rénovation énergétique

Dans un logement, le poste de consommation le plus énergivore est de loin le chauffage. Une énergie qui coûte de plus en plus et dont le prix au kWh connaît des écarts de plus en plus grands entre les tarifs EDF et ceux des fournisseurs alternatifs. On estime que la facture moyenne d’électricité d’un ménage en France s’élève à 1403€ par an. Un chiffre qui peut facilement baisser en améliorant entre autres la qualité de l’isolation.

Le parc immobilier en France est divisé en plusieurs catégories d’étiquettes énergétiques : A,B,C,D,E,F,G (A étant la meilleure, G la moins bonne). Les logements classés A,B,C représentent seulement 14% de l’ensemble du parc. C’est-à-dire qu’ils consomment moins de 151 kWhEP/m2/an d’après le Ministère de l’Énergie/ La majeure partie des maisons et appartements sont classés D ou E, soit une consommation comprise entre 151 et 330 kWhEP/m2/an. Les étiquettes F et G (étiquette énergétique mauvaise) concernent plus d’un tiers des logements.

Tandis que, dans les logements neufs ont une performance énergétique moyenne de 57,5 kWh d’énergie primaire par m² et par an.. Pourquoi ? Parce qu’ils sont mieux isolés.

La solution consiste à poser des matériaux isolants (laine de verre, ouate de cellulose, plâtre isolant…) dans les endroits les plus vulnérables en termes d’isolation. Avant d’entreprendre ces travaux, il faut se poser la question : par où commencer ? Les principaux points faibles des logements en termes de performances énergétique sont les suivants :

La toiture : 30% des pertes de chaleur

Vous pensiez aux murs ? Perdu, c’est la toiture qui laisse échapper le plus de chaleur dans une maison. En cause notamment, les combles (perdus ou habités) qui deviennent de vraies passoires énergétiques s’ils ne sont pas isolés correctement.

Les murs : 25%

Les murs arrivent en seconde position et représentent un quart des pertes. Néanmoins c’est tout de même la 2ème cause des pertes de chaleur. Les constructeurs ont tendance à privilégier l’isolation par l’intérieur alors que c’est à l’extérieur qu’il faut penser.

Les vitrages : 15%

Contrairement aux idées reçues, les vitrages ne représentent que 15% des pertes et n’arrivent qu’en 4ème position. De plus les fenêtres sont fabriquées en usine avec des processus bien maîtrisés, elles sont en général bien conçues et relativement performantes.

Les sols : 5%

Le problème concerne davantage les maisons anciennes, peu ou pas isolées. Si les pertes sont assez faibles, la sensation de marcher sur du plancher froid est des plus désagréables, notamment au réveil.

Les ponts thermiques : 5%

Il s’agit des zones qui se retrouvent en contact direct avec l’extérieur, sans aucune isolation

Le renouvellement d’air : ⅕

Cheminées, hottes, huisseries, serrures, gaines électriques… toutes ces ouvertures auxquelles on ne pense pas pèsent leurs poids dans la facture finale de chauffage. Elles représentent l’équivalent d’une fenêtre ouverte… en permanence.